Un article de Michel Baqué et Aldo Creveli. Crédit Infos : Naure Sciences, Adème, Eduterre, ResearchGate.

 

shema station

 

Pour cet article nous allons revenir au 31 juillet passé, date à laquelle le village s'est retrouvé asphyxié par l'odeur pestilentielle dégagée par un épandage dont personne ne s'attendait en cette période particulièrement caniculaire. C'est moi, Michel Baqué, qui a pris l'initiative de téléphoner à la mairie pour savoir d'où venait ses odeurs qui dérangeaient paraît-il beaucoup de monde. Voici la réponse donnée par la mairie de Villeneuve, telle que nous l'avons enregistré puis écrite dans un scoop de ce fameux 31 juillet.

« Il n'y aurait eu aucune consultation pour un éventuel épandage et la mairie prise de court n'aurait pas pu arrêter le processus.», Bref...c'était trop tard  !

Sans information officielle nous avions pu penser qu'il s'agissait d'un épandage de lisier, ( Le lisier est un effluent agricole, mélange de déjections d'animaux d'élevage (urines, excrément) et d'eau, dans lequel domine l'élément liquide.).    Erreur, il s'agissait des boues issues de la station d'épuration de Villeneuve qui paraît-il se trouvait surchargée en la période estivale.

Et pourtant, si l'on se réfère à la page 124 du chapitre huit de la réglementation sur les épandages de l'agriculture, et compte tenu qu'il s'agissait de l'épandage de boues de la station d'épuration de Villeneuve, on peut lire :

« la réglementation sur l'épandage des boues de station et la plus contraignante puisque l'autorisation de la DRASS n'est donnée qu'après avoir prie connaissance des teneurs en ETM de boues ainsi que celle des sols doit avoir lieu l'épandage.... ainsi que son pH.et un plan d'épandage des parcelles». ( E T M : Elément de trace métallique )

L'autorisation de la DRASS serait ensuite soumise au maire de la commune dont l'avis semblerait obligatoire, Mais si l'on s'en réfère à la réponse du 31 juillet de la mairie, qui fait savoir que le maire n'était pas au courant, on est en plein imbroglio.

 

plan de station

 

La station d'épuration rejette l'eau suffisamment peu polluée dans la nature pour ne pas nuire aux espèces présentes dans le milieu. Les objets solides sont filtrés grâce à des grilles dans la station d'épuration : c'est le dégrillage. Il reste ensuite les polluants en suspension dans l'eau et ceux dissous dans l'eau. L'eau va passer dans un bassin de décantation ou la sable se dépose au fond, et les huiles sont balayées à la surface.

Depuis quelques années, la présence de substances pharmaceutiques a été observée dans les milieux aquatiques y compris parfois dans l’eau potable. Les principales sources de dispersion de ces composés dans l’environnement sont les stations d’épuration des eaux usées.. Ce sont les analgésiques/anti-inflammatoires, les hypocholestérolémiants, les cytostatiques et les bêta-bloquants qui présentent les concentrations les plus élevées en entrée de station d’épuration. Malgré des rendements d’élimination quelquefois très élevés, les concentrations de ces groupes de médicaments restent non négligeables dans les effluents de stations.

Les antibiotiques forment un des plus importants groupes de médicaments à cause de leur niveau de consommation, de leur fréquence de détection dans les milieux aquatiques et de leur action spécifique sur les bactéries, notamment celle potentiellement néfaste qu’ils peuvent avoir sur les bactéries mises en oeuvre dans les systèmes de traitement biologique des eaux résiduaires urbaines. Les rendements d’élimination sont, quant à eux très variables, allant de 0 % pour le nitrothiazole à 95 % pour la tétracycline.

On nous a laissé entendre que pour diminuer les rejets médicamenteux, la station devait être dotée d'un chauffage à environ 40°, en ce qui concerne la station villeneuvoise ce système n'est pas en place.

" Epandage...."......Une pratique nécessairement encadrée

L’épandage direct est la principale voie de retour au sol des déchets organiques. Il concerne la majorité des effluents d’élevage et 60 % des boues de stations d’épuration des eaux. L’épandage concerne aussi tous les autres déchets organiques, notamment ceux issus de la méthanisation (les digestats) ou les composts, en particulier lorsque ces derniers ne respectent pas tous les critères de l’homologation ou des normes d’application obligatoires.
L’épandage n’est possible que s’il présente un intérêt agronomique et s’il ne constitue pas un danger pour l’homme, les végétaux, les animaux et l’environnement. Afin de garantir ces principes, des règles précises encadrent les plans d’épandage agricole.

Qu’est-ce que l’épandage ?

L’épandage est l’action de répandre dans les champs des matières présentant un intérêt agronomique. Le terme « épandage » est utilisé quelles que soient les matières épandues : engrais ou amendements minéraux, matières organiques brutes ou transformées.

Lorsque l’on considère le retour au sol des déchets organiques, on envisage l’épandage avant tout comme un apport de produits bruts, notamment non compostés. La filière "épandage" concerne donc avant tout l’épandage direct de déchets organiques non transformés. Elle est encadrée par de nombreux textes réglementaires dans les domaines de l’eau et des déchets.
Les déchets concernés sont d’origines urbaine (boues de stations d’épuration des eaux), agricole (fumiers, lisiers, effluents de fabrication de produits agro-alimentaires) et industrielle (boues de papeterie).

Les avantages de l’épandage sont d’ordre pratique et économique :

  • pratique car sa mise en œuvre ne nécessite pas d'investissement autre que celui d’un épandeur, et parfois d’un équipement d'entreposage ;
  • économique car il permet un retour direct des déchets organiques au sol, sans coût supplémentaire généré par une quelconque transformation préalable, sauf parfois le séchage pour diminuer la teneur en eau initiale du produit.

Les contraintes liées à l’épandage sont d’ordre réglementaire. Il ne peut avoir lieu en toute saison et en tout lieu, et un suivi agronomique doit encadrer l'opération.

Une pratique nécessairement encadrée

L’épandage direct est la principale voie de retour au sol des déchets organiques. Il concerne la majorité des effluents d’élevage et 60 % des boues de stations d’épuration des eaux. L’épandage concerne aussi tous les autres déchets organiques, notamment ceux issus de la méthanisation (les digestats) ou les composts, en particulier lorsque ces derniers ne respectent pas tous les critères de l’homologation ou des normes d’application obligatoires.
L’épandage n’est possible que s’il présente un intérêt agronomique et s’il ne constitue pas un danger pour l’homme, les végétaux, les animaux et l’environnement. Afin de garantir ces principes, des règles précises encadrent les plans d’épandage agricole.

CEpandage plan de champs

L’épandage est l’action de répandre dans les champs des matières présentant un intérêt agronomique. Le terme « épandage » est utilisé quelles que soient les matières épandues : engrais ou amendements minéraux, matières organiques brutes ou transformées.
Lorsque l’on considère le retour au sol des déchets organiques, on envisage l’épandage avant tout comme un apport de produits bruts, notamment non compostés. La filière "épandage" concerne donc avant tout l’épandage direct de déchets organiques non transformés. Elle est encadrée par de nombreux textes réglementaires dans les domaines de l’eau et des déchets.
Les déchets concernés sont d’origines urbaine (boues de stations d’épuration des eaux), agricole (fumiers, lisiers, effluents de fabrication de produits agro-alimentaires) et industrielle (boues de papeterie).

 Suivant les autorisations il est stipulé soit de labourer après l'épandage et parfois recouvrir la zone .