Article de Michel Baqué. Photo ULAC de Bagnolet

cimetière militaire

Pour les familles françaises, et en particulier celles qui ont eu un parent qui a participé à la grande guerre 1914/1918, la commémoration de la fin d'une guerre qui durera du mois d'août 1914 au mois de novembre 1918 où il sera comptabilisé pour la France, 1 697 000 morts, (militaires et civils), et 4 266 000 blessés....où. entre le mois d'août 1914 et le mois de novembre 1918..... 8 700 000 hommes seront mobilisés, soit 33 classes d'âge de 20 à 50 ans ! .....représentera une journée qui devrait demander de la gravité de la dignité. Mais en fait les hommages rendus seront plus politiques qu'historiques. Une commémoration au cours de laquelle les élus de tous bords et de tous niveaux dans le pays appelleront les citoyens à les accompagner, des citoyens, dont la grande majorité n'a pas connu les affres d'une guerre, qu'elle soit de 14 / 18,.....39  /45.....Indochine ou AFN. Bref un moyen de tenter une récupération à laquelle je ne participerai pas.

N'oublions pas que tous les soldats qui participent à des opérations militaires, sont mobilisés  par des politiques gouvernants tranquillement installés sans danger dans leurs bureaux ministériels.

Pour cette commémoration j'aurai, en outre, une pensée très forte pour mes familiers qui ont participé à cette horrible guerre.

Un hommage personnel à Dominique Lalanne parrain de mon père et frère de ma grand-mère, disparu durant la guerre de 14 / 18 lors du naufrage du croiseur auxiliare " Gallia ", torpillé par le U35, un sous marin Allemand, le 5 octobre 1916....., A Jean-Marie Vignaux, mon grand père maternel mobilisé en décembre 1914, à 41 ans, qui fut envoyé dans la Marne avec la réquisition des taxis Parisiens, qui fut gazé et hospitalisé en 1917......... A Joseph Baqué mon grand père paternel, mobilisé en août 1914, blessé sur le front de l'Est et renvoyé dans son foyer en 1917.....

La guerre en Orient est une tragédie généralement oubliée par les livres d’histoire, l’attention étant davantage portée sur les batailles de la Première Guerre Mondiale ayant eu lieu sur le front de l’ouest, comme celles de Verdun ou de la Somme. Pourtant, l’importance des combats menés sur le front oriental n’a pas à être autant minimisée.

C’est à l’automne 1914 que l’idée d’ouvrir un second front dans les Balkans est envisagée. Il s’agit, pour la France, de défendre ses intérêts en Orient, d’inciter les États neutres à choisir leur camp, de préférence celui de l’Entente, et d’obliger les puissances de la Triple Alliance (Empire allemand, Autriche-Hongrie, Empire Ottoman et royaume de Bulgarie) à se défendre.

Afin de renforcer les effectifs présents à Salonique, 1.650 soldats français, issus des 55e, 59e et 113e Régiment d’Infanterie Territoriale (RIT) ainsi que du 35e Régiment d’Infanterie et du 15e Escadron du Train des Équipages militaires, embarquent, le 3 octobre 1916, à Toulon, à bord du croiseur auxiliaire Gallia, en même temps que 350 fantassins serbes.

Et, malheureusement, la route du Galia va croiser celle du U-35, un sous-marin Allemand entre les côtes de Sardaigne et la Tunisie.

La torpille lancée par le U-35 a touché le Gallia au niveau de la soute arrière tribord, là où étaient entreposées les munitions et les armes. D’où une explosion formidable, laquelle n’a laissé aucune chance au navire, qui coule en moins de 15 minutes.

En décembre 1919, l’ancien paquebot transatlantique sera cité à l’ordre de l’armée. « Le croiseur auxiliaire Gallia : torpillé le 4 octobre 1916 par un sous-marin ennemi, au large de San-Pietro (Sardaigne), alors qu’il transportait des troupes. Tous à bord ont donné le plus bel exemple de courage, de sang-froid et de discipline », indique le texte.

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