Article et photos : Michel Baqué.

Sur le parking de la « Vieille porte », boulevard des Chasselas, le réservoir de stockage des déchets et ordures, est en cours de modification semble-t-il. Il faut remarquer que sur ce parking, les déchets s'agglutinent depuis un bon trimestre et à l'approche de la saison chaude il y a de quoi s'inquiéter pour les riverains, de l'hygiène et des odeurs. Depuis ce matin, une pelle mécanique a supprimé l'ancien récepteur et a creusé une cavité de 3 m sur 3 et profonde de près de 2 m.

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Force est de constater que ces travaux, certainement exécutés par la métropole, auraient dû recevoir quelques informations des services techniques municipaux qui connaissent (ou devraient connaître ) que dans ce quartier la nappe phréatique se trouve dans les veines du sous-sol à moins de 1,50 m. Résultat la nappe se trouve polluée puisque mise à l'air libre et risque malheureusement de transmettre la pollution à toute la nappe villeneuvoise.

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L'eau est une ressource à préserver, et sa pollution porte atteinte à sa capacité d'auto épuration. C'est du moins, le sens de la directive 2000/60/CE du Parlement européen. Cette directive incite en particulier à interdire le contact avec des produits dangereux, engage les pouvoirs publics, dont les mairies, à protéger les nappes. On peut se poser la question de savoir qui dans cette mairie villeneuvoise autorise n'importe qui à faire n'importe quoi. Les travaux ou installations d'importance moyenne et présentant des risques moindres, ce qui est le cas pour les travaux actuels, sont soumis à déclaration et doivent respecter les prescriptions techniques. Le préfet délivre alors un récépissé de la déclaration de travaux, or, ce chantier ne comporte aucun affichage. Aucun affichage également sur le tableau dit d'informations sur les murs de la mairie.

La recherche et la constatation des infractions sont normalement une des missions de la « police » de l'eau, qui à ce jour n'a jamais pris en compte les réclamations de citoyens  riverains, que ce soit pour l'immeuble Boréalys (12 voitures noyées il y a deux ans), un pompage quotidien  depuis cinq ans sous l'immeuble Hérault habitat, le colmatage du puits qui existait sur la placette face au crédit agricole, pour ne citer que ces infractions, tout cela par défaut de contrôle de cette police qui peine à faire appliquer les sanctions aux municipalités.... mais cela est un autre problème dont il faudra peut-être un jour rendre des comptes, car au risque de se répéter « l'eau est une ressource à préserver absolument ».